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In questa sezione trovate una collezione di freddure, curiosità e gag divertenti per allietare i navigatori del sito GESN e concedersi un momento di svago durante la preparazione di una lezione o di un itinerario didattico.

Tra quello che penso,

quello che voglio dire,

quello che credo di dire,

quello che dico,

quello che voi volete sentire,

quello che sentite,

quello che credete di capire,

quello che volete capire,

e quello che capite,

ci sono almeno nove possibilità

di non capirci!

François-Marie GERARD

Directeur adjoint du BIEF - Rue Rabelais, 17/101 - B 1348 LLN - Questo indirizzo email è protetto dagli spambots. È necessario abilitare JavaScript per vederlo.

Références : GERARD, F.M., (1997). Fruit ou compétence ? Capacité ou légume ? Billet d'hume/our face au jargon pédagogique, Français 2000, 154-155, 2-6.

Nous utilisons tous les jours les mots "légume" et "fruit". Mais finalement, qu'est-ce qu'un légume ? Qu'est-ce qu'un fruit ? Ou plus précisément, à partir de quand un fruit est-il un légume ? Ou encore, à partir de quand un légume est-il un fruit ? Une pomme est-elle un fruit ou un légume ? Et une tomate ?

Le jargon pédagogique actuel utilise abondamment les mots "capacité" et "compétence". Mais finalement, qu'est-ce qu'une capacité ? Qu'est-ce qu'une compétence ? Ou plus précisément, à partir de quand une capacité est-elle une compétence ? Ou encore, à partir de quand une compétence est-elle une capacité ? Compter, est-ce une capacité ou une compétence ? Et calculer ?

Partons de ce qui est sûr : un légume - un fruit aussi d'ailleurs - est un végétal, ou plus exactement une partie d'un végétal, une partie d'une plante.

Partons de ce qui est sûr : une compétence - une capacité aussi d'ailleurs - est une habileté, parfois innée mais la plupart du temps acquise, qui permet de réaliser une activité.

Disons-le : un fruit peut être un légume. Ou bien faut-il dire : un légume peut être un fruit ! Dans les légumes, il y a un peu de tout. Simplement parce qu'une plante est composée de plusieurs parties, et que toutes les parties d'une plante peuvent être un légume. La carotte est un légume-racine. La laitue est une légume-feuille. L'asperge est un légume-tige et un légume-bourgeon. Le petit pois est un légume-graine. Le chou-fleur est un légume-fleur. Et le haricot est un légume-fruit. Donc, un fruit peut être un légume, et un légume peut être un fruit !

Une capacité peut être une compétence. Mais une compétence peut devenir une capacité. Tout dépend à quel niveau on se situe. Par exemple, mesurer la longueur de sa classe pour savoir quelle longueur de papier il peut y afficher est pour un enfant de 2e année primaire une réelle compétence. Mais pour un architecte, cette même habileté n'est qu'une capacité, dont la maîtrise est indispensable pour avoir la compétence de dessiner les plans d'une maison. Donc, selon le niveau auquel on se trouve, une même habileté peut être une capacité ou une compétence.

On ne sait toujours pas ce qu'est un légume ou un fruit. Le plus amusant (enfin, moi, cela m'amuse !), c'est qu'une recherche dans les dictionnaires montre qu'au fil du temps les définitions changent. Surtout pour le légume. Qu'on le veuille ou non, le concept de légume n'est pas un concept stable, bien établi.

Une revue de la littérature pédagogique montre que les auteurs ne s'entendent pas sur l'acception de ces termes. Certains même appellent "capacité" ce que d'autres nomment "compétence", et vice versa. La frontière entre les deux concepts est en tous les cas rarement clairement délimitée.

 Du côté du fruit, c'est plus clair. Tout le monde, à ma connaissance, s'accorde pour dire qu'un fruit est la partie de la plante qui contient les graines et qui est issue généralement de l'ovaire de la fleur. La plante produit une fleur qui se transforme ensuite en fruit. C'est le cas de la pomme, de la tomate, du marron, de la banane, du gland, du haricot, etc.

Il semble que la majorité des auteurs pourraient accepter que "capacité" est synonyme de savoir-faire (note 1). Celui-ci s'exerce toujours sur un certain contenu. "Écrire la lettre a" est une capacité pour un enfant de 1re année primaire, comme "résoudre une équation du 2e degré" pour un étudiant de fin du secondaire.

Du côté du légume, il faut reconnaître qu'il y a quand même une constante dans les définitions. Un légume est un végétal (ou plutôt une partie de végétal) qui se mange. Il y a des végétaux que l'homme mange et d'autres que l'homme ne mange pas. L'homme ne mange pas les racines d'un rosier, les feuilles d'un orme, les fruits d'un chêne,...

Ce qui semble caractériser la compétence est qu'elle s'exerce sur une famille de situations-problèmes (note 2). La compétence permettrait de réagir de manière spontanée et pertinente face à une catégorie de situations pour résoudre des problèmes posés par celles-ci.

La carotte est un légume parce que c'est une racine que l'homme mange (le lapin aussi, mais cela n'a rien à voir). Les épinards sont un légume parce que ce sont des feuilles que l'homme mange. Le pois est un légume parce que c'est une graine que l'homme mange. Un légume est une partie de végétal que l'homme mange. La pomme et la tomate sont donc des légumes puisque ce sont des fruits que l'homme mange !

"Résoudre une situation qui met en jeu des additions sur des nombres inférieurs à 1000" est une compétence parce qu'elle s'exerce en situation. "Demander son chemin dans un pays étranger" est une compétence parce que chaque situation dans laquelle elle va s'exercer est différente. "Écrire la lettre a", pour un enfant de 1re année primaire, est donc une compétence puisque il ne peut jamais écrire cette lettre que confronté à une situation, même si celle-ci n'est pas significative !

C'est ce que j'ai cru longtemps, sur la base des nombreuses recherches que j'avais faites dans les dictionnaires. Mais je sentais bien que même mes meilleurs amis se posaient des questions sur mon état mental lorsque je leur exposais le fruit (!) de mes recherches. En tous les cas, ils n'étaient vraiment pas convaincus que la pomme était un légume, comme tous les autres fruits qu'on mange, comme la poire, la framboise, le raisin, le kiwi...

Il n'est pas possible d'exercer une activité sur un certain contenu en dehors d'une certaine situation par rapport à laquelle on essaie de réagir plus ou moins pertinemment. Exercer une capacité ou une compétence, c'est donc toujours face à une catégorie de situations-problèmes. Celles-ci peuvent bien entendu être plus ou moins complexes. Un enfant peut être capable d'écrire la lettre a sur une feuille blanche, mais incapable - ou incompétent - de le faire en respectant les deux lignes d'une feuille de calligraphie...

J'ai donc repris mes recherches, courageusement. Et j'ai trouvé l'élément clé. Un légume est une plante potagère que l'on mange. Un végétal peut être considéré comme légume à partir du moment où cette plante est cultivée dans un potager. Il suffisait d'y penser. Les radis sont des légumes parce qu'on les cultive dans un potager. Les salsifis sont des légumes parce qu'on les cultive dans un potager. Les tomates sont des légumes parce qu'on les cultive dans un potager et les pommes ne sont pas des légumes parce qu'on ne les cultive pas dans un potager. C'est aussi simple que cela (note 3).

Il faut donc aller plus loin. Une compétence est un ensemble intégré de capacités qui permet - de manière spontanée - d'appréhender une situation et d'y répondre plus ou moins pertinemment (note 4). Ce qui fait qu'une habileté peut être considérée comme une compétence, c'est qu'elle est constituée de plusieurs capacités qui ne sont pas simplement juxtaposées, mais qui sont imbriquées les unes dans les autres de manière intégrée afin de pouvoir réaliser une activité plus complexe. Pour l'enfant de 6 ans, "écrire la lettre a" n'est qu'une des capacités qui en interaction constante avec d'autres capacités lui permettra d'avoir la compétence d'écrire un message à sa maman (note 5).

Et et les fraises, alors ?

Et et lire, alors ?

(1) MEIRIEU, P. (1987). Apprendre...oui, mais comment. Paris : ESF. Retour

(2) DE KETELE, J.M. (1996). L'évaluation des acquis scolaires : quoi ? pourquoi ? pour quoi ?, Revue Tunisienne des Sciences de l'Éducation, 23, 17-36. Retour

(3) En réalité, c'est bien sûr un petit peu plus compliqué. Il semblerait qu'un légume soit une plante herbacée et non ligneuse. En d'autres mots, le légume proviendrait d'une herbe, et non d'un arbre (ce qui exclurait la pomme et la poire). Malheureusement, les avis des botanistes sont partagés sur la distinction entre "arbre" et "herbe". Faut-il prendre un critère de taille, les arbres ayant leurs "bourgeons à plus de 25 centimètres de la terre" (RAUNKIAER, 1905) ? Mais il y a des herbacées de grande taille, comme le bananier ! Faut-il se baser sur un critère de structure, herbacée ou ligneuse (AUBRÉVILLE, 1965) ? Mais que faire des "Phanérophytes scapeux", plantes des montagnes tropicales de la famille des Lobéliacées et des Composées qui édifient un pseudo-tronc et portent à leur sommet une énorme inflorescence ? Bref, ce n'est pas beaucoup plus clair et - de toute façon - le problème de la fraise reste entier ! Retour

(4) GERARD, F.M. & ROEGIERS, X. (1993). Concevoir et évaluer des manuels scolaires. Bruxelles : De Boeck Université. Retour

(5) La "vraie" différence entre capacité et compétence semble se situer au niveau des situations dans lesquelles elles s'exercent. Une compétence ne peut exister que par confrontation à une situation qui a vraiment du sens, qui "sert à quelque chose". En définitive, il est excessivement rare qu'une compétence s'exerce en milieu scolaire. L'école prépare à la maîtrise des compétences, mais elle ne permet que rarement de les mobiliser, et encore moins de les évaluer. L'école, par essence, reste le lieu par excellence de préparation à "la vie", sans jamais être "la vie" Mais ça, c'est une autre histoire et - de toute façon - le problème de la lecture reste entier ! Retour

Personaggi:

Il Fungo, il Fiorellino.

La scena si svolge in un bosco, ai nostri giorni. All'alzarsi del sipario si vedono il Fungo ed il Fiorellino, che è nato proprio accanto alla radice del fungo. Piove.

Il Fiorellino: Che bella cosa essere nato vicino a te. Così mi ripari dalla pioggia. Ma dimmi, sei un vero ombrello o fungi semplicemente da ombrello?

Il Fungo: Fungo!

Sipario.

A. Campanile, Tragedie in due battute, BUR 743 p. 49 (1989)


Tagliando il gioco lungo le linee punteggiate, i tre rettangoli possono essere sistemati (senza piegarli) in modo che i due fantini cavalchino i due somari. P. T. Barnum comprò milioni di copie di questo giochetto da Loyd e li distribuì col nome di « asinelli magici di P. T. Barnum ». Si dice che il giochetto fruttò al giovane Loyd diecimila dollari in poche settimane ed è popolare ancor oggi.


Cette question, a été posée à deux groupes d’experts ; l’un constitué de femmes, l’autre d’hommes. Chaque groupe avait pour mission de chercher 4 raisons pour justifier le genre féminin ou masculin de l’ordinateur.

Le groupe féminin conclut que l’ordinateur était du genre masculin pour les raisons suivantes :

1. Pour capter son attention, il faut l’allumer.

2. Il est plein d’information , mais n’a aucune imagination.

3. Il est censé vous aider, mais la moitié du temps il est LE problème.

4. Dès que vous en avez choisi un, vous réalisez que si vous aviez attendu un peu plus longtemps, vous auriez eu un modèle plus performant.

Le groupe d’hommes arriva à la conclusion que l’ordinateur était du genre féminin pour les raisons suivantes :

1. Personne, sauf son créateur, ne comprend sa logique interne.

2. Le langage – natif – qu’il utilise pour dialoguer avec une autre ordinateur est incompréhensible de tous.

3. La moindre erreur est stockée en mémoire pour être ressortie au moment le plus inopportun.

4. Dès que vous avez fait votre choix, vous découvrez que vous devez dépenser la moitié de votre salaire en accessoires.


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